Claude Beausoleil

poète, critique et auteur d’anthologies des poésies romande, acadienne, québécoise et mexicaine

Le Blues est l‘âme du jazz comme la poésie est l’âme du langage

⎯ Claude Beausoleil

Claude Beausoleil
Claude Beausoleil, Montréal en 1948 – décédé ce 24 juillet 2020
Il étudie à l’Université du Québec à Montréal où il complète une maîtrise en littérature sur Hubert Aquin, puis obtient un doctorat de l’Université de Sherbrooke sur l’identité dans la poésie québécoise.
Il publie un premier recueil en 1972, « Intrusion ralentie, » qui sera suivi de plusieurs autres. Il reçoit entre autres
le prix Émile-Nelligan en 1980 pour « Au milieu du corps »,
le prix Alain-Grandbois en 1997 pour « Grand Hôtel des étrangers »
et le prix Heredia de l’Académie française en 2015 pour « Mystère Wilde. »
Son plus récent recueil, « En un grand souffle noir », a été publié en 2019.
Il a publié une soixantaine de titres et enseigné au département de français du Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil.
Claude Beausoleil a fondé la revue Lèvres urbaines en 1983 et en a toujours été le directeur.
Sa poésie est traduite en plusieurs langues.
Il est membre correspondant de l’Académie Mallarmé et président d’honneur de la Maison de la poésie de Montréal.
Il a aussi été le premier Poète de la Cité de Montréal en 2011 & 2012
 

En un grand souffle noir
ÉCRITS DES FORGES, 2019
« En un grand souffle noir est un chant majestueux,
une exploration sensible et sensuelle de l’âme
qui cherche à dire, à se dire.

Plus précisément encore,
qui cherche à se trouver
et à se révéler par la découverte
d’une réciprocité fraternelle des voix et des regards,
« entre souffrance, résistance, mélancolie et indignation
[ et qui ] accueille comme baume la beauté tendre et singulière
de la poésie qui rencontre le Blues » :

 

 

ce Blues déchire la tempête

répétant

il neige

il neige

en cette nuit de rêves

cette nuit de givre froid

une conscience veille

implacable

entre la mort & la survivance