Boucar Diouf

Le temps qui passe

 
A peine la journée commencée et … il est déjà six heures du soir… À peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi.
 … et le mois est déjà fini.
 … et l’année est presque écoulée.
 … et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.
 … et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.
 et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière …
 
Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qu’il nous reste…
 N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent…
 Mettons de la couleur dans notre grisaille…
 Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.

 Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d’éliminer les « après » …
 je le fais après …
 je dirai après …
 J’y penserai après …

 On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.
Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :
 après, le café se refroidit …
 après, les priorités changent …
 après, le charme est rompu …
 après, la santé passe …
 après, les enfants grandissent …
 après, les parents vieillissent …
 après, les promesses sont oubliées …
 après, le jour devient la nuit …
 après, la vie se termine …
 Et après c’est souvent trop tard….

Alors… Ne laissons rien pour plus tard…
 Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments,
 les meilleures expériences,
 les meilleurs amis,
 la meilleure famille… Le jour est aujourd’hui… L’instant est maintenant…   

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.                                       
⎯ Boucar Diouf

À propos de Boucar Diouf
Né au Sénégal, où il a étudié la biologie, Boucar Diouf arrive au Québec dans les années 1990 pour y faire un doctorat en océanographie à Rimouski.
Scientifique, humoriste et animateur de radio et de télévision à Radio-Canada (LA NATURE SELON BOUCAR), il a aussi écrit deux best-sellers:
SOUS L’ARBRE À PALABRES et LE BRUNISSEMENT DES BALEINES BLANCHES.

Sous l’arbre à palabres
LA PRESSE, 2017

« Le proverbe, c’est le trampoline grâce auquel la parole prend de l’altitude, c’est l’esprit d’un seul devenu la sagesse de tous, c’est la parole qui rassemble, dilate la rate, celle qui touche le cœur et titille les neurones pour mieux unir les humains.
Par la bouche de mon grand-père, découvrez dans ce bouquin quelques perles de la sagesse africaine. Des histoires d’hier racontées par les hommes d’aujourd’hui pour les générations de demain.
Ainsi le disait si bien un sage de ma région. »

 

 
 

Le brunissement
des baleines blanches
Les Intouchables, 2011
Globi, une femelle bélouga qui souhaite sauver sa famille de la pollution du Saint-Laurent, décide de quitter le grand fleuve pour rejoindre les mers du sud.
Mais, pendant son escapade, incapable de garder le cap, elle échoue sur une plage de la Nouvelle-Angleterre. Secourue par des biologistes, elle se retrouve quelques jours plus tard nageant dans un aquarium avec un vieux phoque retraité du cirque, nommé Jo Groenland.
Le phoque, qui a toujours rêvé de retourner dans la nature, lui propose un stratagème qui leur permettra de prendre le large.
Cette mise en scène digne des plus grands spectacles leur redonnera la liberté? ! De retour dans l’estuaire, l’artiste réalise cependant que la vie d’un phoque n’est pas aussi simple qu’il l’imaginait.

EXTRAIT

C’était le mois de juillet.
« Dans l’estuaire du Saint-Laurent, un troupeau de bélougas assistait à la naissance d’un des leurs.
Encouragée par la présence de ses proches, Delphi, la mère, poussait de toutes ses forces, jusqu’à ce que pointe enfin la queue de son petit.
Au bout d’un long travail, elle mit au monde un joli mâle et se retourna sur le dos pour lui donner du lait. »