Annie-Claude Thériault

lauréate du Prix littéraire Jacques-Poirier 2020
pour son roman, « Les Foley » chez Marchand de Feuilles

 

« Préserver un espace de douceur.
Un lieu où les corps se frôlent avec tendresse.
Où les bras bercent.
Où les mots pansent.
Un endroit plein d’instants timides où le bois fume en silence.
Une forêt pour marcher.
Des champs pour sentir l’odeur des petits fruits, des fleurs, de la tourbe et de la terre fraîche.
Une vie pleine de portes ouvertes.
D’enfants qui rient, de candeur, de mains qui caressent lentement les joues.
Une vie où l’on veille les uns sur les autres.
Je me le promets, ce jour-là, oui : je préserverai toute cette fragilité. »

 

Les Foley
Les Foley ce sont cinq portraits de femmes
que Laura semble raccrocher aux murs vides de sa maison.
Des portraits qui sentent la tourbe, l’orme qui brûle et le caramel.
Des moments d’histoires qui se révèlent par temps gris avec un thé ou un whiskey.
Ce sont des femmes qui bercent, qui lisent, qui trappent, qui cuisinent et qui aiment.
Mal, souvent, mais qui aiment.
Des femmes qui cherchent finalement peut-être simplement toutes la même chose: survivre.
Ne pas s’effacer.

 

 

 

 

Commenté dans la revue « Les libraires » par Ariane Huet, librairie Côte-Nord.

 
« Dans son plus récent roman, Annie-Claude Thériault nous dépeint le portrait de six femmes plus uniques et entières les unes que les autres, six Foley.
De l’Irlande au Nouveau-Brunswick, on traverse les générations et les époques comme on traverse les drames.
Les liens familiaux complexes, les amours inavouables, les séparations brutales, la dualité amour/haine se chevauchent dans l’hostilité du quotidien. Une toile de fond habitée par les effluves de la terre, l’odeur sucrée de la tourbe qui brûle et la douceur du lin entre les doigts.
Et il y a cette plante, la Sarracenia purpurea qui, tel un fil conducteur, accompagne chacune des Foley dans leur existence aussi rude qu’enivrante.
Un roman qui nous transporte, nous imprègne, tout simplement. »